Quelques souvenirs de Jacques Sauvageot

Il m'est arrivé de croiser Jacques Sauvageot à la fin des années 60.

 

La première fois, lors des vacances d'hiver de 1968 que je passais avec des étudiants du PSU (ESU) de Dijon, où j'habitais, aux Deux Alpes. Il rejoignit le petit groupe après le congrès de l'Unef à Marseille. Il y fut élu président du syndicat. Syndicat qui venait de connaître sa première et décisive scission à l'initiative notamment de la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR).

 

La théorie, ou justification, de la JCR était que la prise de conscience politique ne passait pas (plus?) par le syndicalisme mais directement par l'organisation politique. Il convenait donc, selon elle, de privilégier la construction de la JCR, future Ligue Communiste (LC) ; continuer à construire l'UNEF n'était que perte d'énergie et de temps pour des tâches futiles. C'est ainsi que l'on détruit le syndicalisme étudiant qui ne s'en ai jamais remis.

 

Je ne me rappelle plus qu'elles étaient les réactions de Jacques Sauvageot, tout occupé que j'étais à essayer profiter de ses leçons de skis. Et à admirer ce garçon, très beau.

Toujours dans les souvenirs -probablement au printemps 69-, il me revient une rencontre des ESU à la villa Montsouris (près du parc du même nom). Il y défendit l'interdiction des tendances dans l'UNEF.

 

Comme je suis monté à Paris la rentrée suivante, j'ai croisé Jacques Sauvageot dans les locaux du PSU, rue Mademoiselle, il venait parfois assister aux réunions de la direction des ESU.

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