Sur l'Europe, encore.

 

En janvier je vous avais livré de premières réflexions sur la situation du débat européen (voir : « Politique », « éditos », « parlons d'Europe »). J'y reviens parce que d'une part les élections européennes approchent sous un profil toujours confus, et que l'évolution de la situation mondiale pose la question de la place et du rôle de l'Europe.

 

Le monde est en passe d'être dominé par la Chine dont la puissance économique s'affirme de jour en jour, dont la puissance financière est incontournable, dont le développement technique et scientifique la rend indépendante, qui fait progresser son armement et que les qualités démocratiques et sociales, déjà fort basses, régressent. Les USA ont toujours une puissance industrielle et technique fortement dominante, mais sont de plus en plus tentés par un repli national, tendance accélérée par la gestion « commerciale » de son nouveau président qui met en danger sa place dans le monde. Inde, Amérique du sud, Russie restent des puissances secondaires.

Et l'Europe qui pourrait (devrait ?) jouer un pôle démocrate, social et libérale doute d'elle même au point que les forces centrifuges sont en passe de devenir dominantes et que son poids diplomatique et militaire reste celui d'un nain.

 

L'affirmation d'une orientation de réforme de l'Europe pour moins de technocratie, moins de mépris des décisions démocratiques des pays et plus de social et d'écologie est aujourd'hui, autant qu'hier, indispensable. Les forces ouvertement centrifuges imposent leur perception du débat vers un retour des nationalismes, et les soit disants européens que sont les libéraux ne font que rendre l'Europe plus détestable pour les populations.

 

Les forces pour une réforme sociale et écologique de l'Europe sont dispersées. Non pas que leurs propositions ne soient pas différentes, mais ces différences sont secondaires face aux enjeux. En France Verts, PCF et Génération.s sont sur des orientations similaires. Mais pour l'instant elles tendent plus à cultiver leurs différences qu'à chercher à faire entendre leurs convergences. Pourtant leur entente, au moins PCF et Génération.s, est indispensable pour peser dans le débat démocratique, et, ce qui n'est pas négligeable, avoir des élus. Moins de 5% des exprimés -nationalement car le scrutin y est proportionnel-, zéro, au dessus de 5% quelques élus, au minimum 5, ce qui permet à chaque sensibilité d'être représentée.

 

Il devient urgent que des discussions publiques s'engagent entre Génération.s, EE/LV et le PCF pour arriver à un socle commun de propositions et, ce qui serait raisonnable, à une liste commune.

5 novembre 2018

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