siècle dernier : Au premier tour on choisit, au second on élimine ;

année dernière : Au premier tour on élimine, on second on voit ;

Aujourd'hui : Au premier tour on place en deuxième...

Ensemble faisons gagner Benoît Hamon

« Au premier tour on choisit, on second on élimine », c'était au siècle dernier, lorsque le second tour se passait toujours (ou presque : Poher-Pompidou) entre gauche et droite.

L'année dernière il y avait trois forces à peu près égales : gauche, droite et extrême droite. La gauche étant divisée, l'issue ne faisait pas de doute : le second tour se faisait entre droite et extrême droite. La droite ayant choisit très majoritairement un candidat -certes radical, mais unique- 

il était sûr de l'emporter à la fin. La seule issue consistait en l'obtention du retrait de l'un des candidats de gauche par exemple Jean-Luc Mélenchon qui s'obstinait dans sa volonté de division.

Aujourd'hui gauche et droite sont divisées. Macron est arrivé avec son rallié Bayrou, et Fillon qui avait voulu laver plus blanc que blanc s'est retrouvé très ombragé.

 

Comme la candidate d’extrême droite se trouve bien accrochée en tête des intentions de votes. Tout est possible pour cette seconde place.

 

Gageons que la bataille va être rude entre les deux candidats de droite. C'est leur problème.

 

A gauche Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon peuvent faire jeu égale... La droite gagne.

 

Les deux candidatures de la gauche diffèrent. L'un, Benoît Hamon, ne cesse depuis qu'il est investi par la primaire de la gauche de réclamer l'unité avec Mélenchon et Jadot. L'autre, Jean-Luc Mélenchon, fait tourner en boucle la maxime de Manuel Valls des « deux gauches irréconciliables ».

 

Des pas se franchissent vers l'unité de la gauche : les débats publics du PCF pour ne plus soutenir unanimement Mélenchon (cf. La tribune que vous trouverez dans la rubrique « Politique, débattre » et l'accord d'Hamon avec Jadot. La voie s'ouvre.

 

Alors « gauches irréconciliables » entre Hamon et Mélenchon ? Ce n'est certes pas la haine que voue Mélenchon à son ex camarade de parti et même de courant qui doit impressionner les électeurs. Il y a certes des différences, parfois importantes, j'y reviendrai. Mais il y a aussi un socle commun sur l'essentiel : pour une nouvelle répartition des richesses en faveur du peuple. Cela seul aurait du permettre un rapprochement. Mélenchon le refuse. Dommage pour lui, dommage pour nous.

 

Mélenchon lave-t-il si blanc qu'il le prétend ?

Sur l'Europe. Il choisit l'aventure en préférant la sortie de l'Europe à la construction d'une autre Europe, perspective qui peut s'ouvrir par le rapprochement des gauches européennes de Grèce, d'Espagne, d'Italie ou d'Allemagne peut être demain.

Les soutiens à Vladimir Poutine et à Bachar El-Assad sont pour le moins discutables.

26 février 2017

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